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Etre et parler français

avec Paul-Marie Coûteaux, député européen

Paul-Marie Coûteaux, député européen, directeur de la revue mensuelle L’Indépendance, vient de faire paraître un ouvrage Etre et parler français vigoureux plaidoyer en faveur de la langue française.


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« Obsédée par elle-même, la France ne peut se retrouver aujourd'hui que par et dans le français », s'écrie Paul-Marie Coûteaux. Ce député européen, théoricien du souverainisme et directeur de la revue mensuelle L'Indépendance nous fait partager sa passion pour notre belle langue imposée par le pouvoir depuis François Ier et dont le rayonnement est intimement lié à la puissance du roi puis de l'Etat.

La langue et le pouvoir

De l'Ancien Régime à la Révolution et jusqu'à la IIIe République, on observe une constante dans ce domaine, la faute d'orthographe devenant même un péché laïc. Cette caractéristique, démontre P-M. Coûteaux, représente à la fois une force et une faiblesse : Si l'autorité et l'Ecole tiennent leur rang, le français s'épanouit. Si les institutions déclinent, s'effacent, n'écrivent plus l'avenir, le français s'en trouve affecté.

A mot identique, sens différent

Après s'être livré dans d'autres écrits à une vigoureuse défense et illustration du gaullisme, Paul-Marie Coûteaux montre comment notre langue a dû sans cesse conquérir son espace, et notamment s'affirmer face au latin, idiome de l'Eglise ou même à la Renaissance, face à l'expansionnisme italien. « Vêtement de la pensée » pour Rivarol, « siège de l'Etre », selon Heidegger, la langue porte en elle une manière de dire le monde. Beaucoup plus qu'un moyen de communication, nos paroles et notre plume incarnent une expression différente de l'humanité. Dans le registre politique, par exemple, quantité de mots n'ont pas du tout le même sens d'une langue à l'autre. PM. Coûteaux s'attarde ainsi sur les termes de « liberté », de « nation », de « république », « d'empire » qui, de l'anglais à l'allemand et au français, ont des acceptions parfois opposées.

Non à la langue unique !
Cet entretien fait aussi une large part aux institutions européennes, vues de l'intérieur. Paradoxalement, PM. Coûteaux usait davantage du français à New York - où il écrivait les discours du Secrétaire général - qu'à Bruxelles où l'anglais prend outrageusement ses aises. Avec réalisme, PM. Coûteaux plaide pour que Shakespeare - où plutôt le globisch qu'il en reste - se partage l'Europe avec, notamment, Goethe et Molière.


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