Le Club

Découvrez le club Canal Académie et créez votre compte dès maintenant pour profiter des avantages, des exclusivités, des services...

Découvrir le Club

Une nouvelle revue : Service littéraire

avec François Cérésa

Service littéraire est une revue qui échappe radicalement à tous les critères qui d’ordinaire définissent une revue littéraire. Découvrez-la et goûtez, ou non, sa liberté de ton ! Entretien avec François Cérésa, directeur de la rédaction, et François-Pierre Nizery, écrivain.


Bookmark and Share


Service littéraire n’est pas une revue en forme de livre, ce n’est pas un magazine, alors peut-être est-ce une feuille, au sens où on l’entendait autrefois, celui d’imprimé à caractère pamphlétaire, non pas que les textes qui y figurent puissent à proprement parler être qualifiés de pamphlets, mais il y a, en tous les cas, dans les huit pages de cette « feuille » mensuelle, une liberté de ton, parfois même une férocité, qui tranche, c’est le moins qu’on puisse dire, avec la langue de bois littéraire qui nous assène régulièrement ses vérités. Une telle tentative, nouvelle et sans doute salutaire, mérite qu’on s’y attarde.

Invité de cette émission, François Cérésa, directeur de la Rédaction de Service littéraire, s’explique d’entrée de jeu sur les raisons qui l’ont poussé à créer cette revue et insiste sur ce qui en fait la marque, cette volonté de sortir d’un certain conformisme ambiant, une volonté qu’attestent les derniers mots de son éditorial du numéro 1 : « Quitte à avoir de faux amis, mieux vaut se faire de vrais ennemis ». Il faut, si c’est nécessaire, pouvoir exprimer sans détour sa colère contre un livre.

À la question de savoir si parfois le silence n’est pas la meilleure réponse à un livre qu’on n’aime pas et même si la critique ne sert pas finalement les intérêts de ceux qu’elle prétend éreinter, François Cérésa répond que la langue de bois qui se répand partout, elle, n’est pas silencieuse et qu’il lui faut donc un contrepoids.
Il s’explique également sur sa conception du lien entre littérature et politique, les raisons qui l’ont poussé à consacrer la une du numéro 1 au Président de la République, et les risques éventuels, à travers cette démarche, d’une certaine forme de « politisation » de la critique littéraire au détriment peut-être de la littérature elle-même, qui peut être engagée, qui doit être engagée, mais qui doit aussi savoir prendre ses distances avec la politique.

En référence à la définition de Service littéraire, conçu comme un journal d’écrivains fait par des écrivains [dont la vocation est de rendre] service aux lecteurs en infligeant(...)


© Canal Académie - Tous droits réservés

Notez cette émission :

Pour poursuivre la lecture de cet article et écouter cette émission,
devenez membre du Club pour 25€ par an seulement ! abonnez-vous ici Déjà abonné ? identifiez-vous

Commentaires