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Luc Montagnier : prix Nobel de médecine 2008

Le chercheur, membre de l’ACADEMIE DES SCIENCES, nous reçoit dans son bureau à l’Unesco

Célèbre pour avoir été le directeur du laboratoire qui a découvert en 1983 le VIH, virus responsable du syndrome d’immunodéficience acquise (sida), Luc Montagnier nous reçoit dans son bureau à l’Unesco. Il revient pour nous sur ses découvertes, nous livre ses opinions sur la médecine d’aujourd’hui et revient sur son rôle dans la libération des infirmières bulgares en Libye.


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Cette émission a été enregistrée en décembre 2008.

C’est au sein de la Fondation mondiale recherche et prévention sida, installé à l’Unesco, que Luc Montagnier nous reçoit, quelques jours avant la remise du prix Nobel de médecine, le 10 décembre 2008, à Stockholm.
Ambiance. Dispersés autour de son bureau, de nombreux magazines français et africains abordant les avancées en matière de lutte contre le virus du sida. Parmi les divers bibelots africains, souvenirs sans doute rapportés de Côte d’Ivoire, un flacon dont l’étiquette porte la mention « vaccin anti-sida » ; objet navrant, abusant de la crédulité des acheteurs et à la fois porteur d’espoir pour la médecine.
À l’image de cette pièce, la vie de Luc Montagnier est entièrement vouée à la lutte contre ce virus.

Combattre les idées reçues

Une vie dévouée à la cause des patients, mais qui souhaite faire table rase des idées reçues !
En effet, jusqu’alors, l’hypothèse occidentale communément admise consistait à expliquer que l’origine du sida nous venait d’Afrique, où une partie de la population avait été contaminée par le virus en mangeant de la viande de singe crue ou peu cuite…
« Mais comment expliquer alors que les Pygmées, ethnie connue pour manger du singe, ne soient pas touchés par le virus ? », remarque Luc Montagnier.
Par ailleurs, on sait désormais que le VIH se fixe sur deux récepteurs : les CD4 et les CCR5. Or, pour ce dernier récepteur, les Européens ont développé une mutation génétique, de telle sorte que 1 à 2 % de la population européenne est résistante au VIH, qui se fixe sur ce récepteur.
Curiosité : Cette mutation génétique n’existe ni en Afrique ni en Asie.

« On peut donc largement supposer que le virus du sida était très certainement présent en Europe avant d’arriver en Afrique », conclut Luc Montagnier. « Une présence qui pourrait remonter au Moyen-Âge et dont une partie de la population occidentale aurait développé petit à petit une immunité ».

Comment expliquer que ce virus se soit développé il y a si peu de temps, si celui-ci existait bien avant le XXe siècle ?

Il semble que le VIH était en(...)


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