Le Club

Découvrez le club Canal Académie et créez votre compte dès maintenant pour profiter des avantages, des exclusivités, des services...

Découvrir le Club

Que nous révèlent les singes sur l’évolution humaine ?

par les paléo-anthropologues Guillaume Daver du Muséum national d’histoire naturelle, et Jean-Jacques Millet, de l’Université de Grenoble I

Les singes sont étudiés pour leurs capacités à ressembler à l’homme. Les deux paléo-anthropologues, Jean-Jacques Millet et Guillaume Daver ont voulu inverser la tendance et se sont penchés sur les structures sociales et les modes de locomotion de différents groupes de singes. Ils ont déduit des modèles permettant de comprendre l’évolution de l’homme.


Bookmark and Share

Canal Académie, partenaire de l'Institut de Paléontologie humaine, a enregistré la conférence "Des singes pour modèle" proposée le 15 octobre 2009. Voici, en résumé, l'essentiel des propos des deux intervenants.


Dans le but de mieux comprendre les modalités de mise en place des spécialisations fonctionnelles de la main chez les premiers hominidés, Guillaume Davert, paléo-anthropologue au Muséum national d'histoire naturelle, a entrepris l'étude comparative anatomo-fonctionnelle et morphometrique du complexe articulaire du poignet des hominoïdes et des hominidés fossiles.

Trois principaux résultats ont été illustrés:

Le premier apport de ce travail est d’ordre anatomo-fonctionnel : à partir d’un important échantillon d’anthropoïdes actuels (n>200), la caractérisation et la quantification des marqueurs osseux associés chez les primates non humains à des activités locomotrices et posturales a permis de constituer des modèles de variations morphologiques.

Le second apport, paléobiologique, s’appuie sur la constitution d´un riche référentiel fossile. Les tests d’identification des marqueurs ostéologiques ont été réalisés sur 115 fossiles originaux africains, pour certains inédits (27 spécimens). Par ailleurs, de nouvelles interprétations fonctionnelles des os du poignet replacées dans le cadre fonctionnel de l’ensemble du squelette locomoteur des hominoïdes mio[lio[léistocènes africains ont mis en évidence une grande diversité de palmigradies de type arboricole et terrestre au Miocène. Chez les hominoïdes bipèdes plio[léistocènes, la morphologie fonctionnelle du poignet permettait d’assurer une gamme d’activités liées au grimper sur support vertical en fréquence moindre que les hominoïdes de grande taille actuels.

D’un point de vue évolutif, ce travail a notamment mis en évidence i) une mise en place précoce (Miocène ancien) des spécialisations morpho-fonctionnelles propres aux hominoïdes actuels, ainsi qu´une émergence tardive des spécialisations fonctionnelles du poignet Homo, probablement héritée d’un ancêtre arboricole.

Jean-Jacques Millet, paléo-anthropologue à l'Université de Grenoble I s’est quant à lui intéressé à(...)


© Canal Académie - Tous droits réservés

Notez cette émission :

Pour poursuivre la lecture de cet article et écouter cette émission,
devenez membre du Club pour 25€ par an seulement ! abonnez-vous ici Déjà abonné ? identifiez-vous

Commentaires