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L’affaire Wilfrid Regnault, une cause soutenue par Benjamin Constant

Préface de Jean-Denis Bredin, de l’Académie française. Entretien avec Etienne Hofmann

Une erreur judiciaire oubliée : L’Affaire Wilfrid Regnault, préfacé par Jean-Denis Bredin, de l’Académie française, retrace l’histoire d’un meurtre et d’une condamnation à mort en 1817. Le procès sera entièrement réexaminé par Benjamin Constant. Etienne Hofmann, l’auteur, nous explique comment est née l’affaire et dans quelle mesure elle reste toujours d’actualité.


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Wilfrid Regnault, accusé d'avoir assassiné une veuve à Amfreville, un village de Normandie, est condamné à mort le 29 août 1817 par la Cour d'Assises de l'Eure. Ce jacobin normand avait vécu à Paris et était soupçonné d'avoir participé aux massacres de septembre sous la Révolution. Sa mauvaise réputation aura t-elle joué en sa défaveur ? Pour Benjamin Constant il n'y a aucun doute là dessus. L'homme politique et écrivain franco-suisse va rejoindre le jeune avocat Odilon Barrot pour mieux défendre Regnault. Constant reprend tous les éléments de l’enquête et poursuit comme publiciste la démarche que les avocats de Regnault avaient initiée : il confronte les témoignages, fait dresser un plan du village d'Amfreville, répertorie les incohérences et les contradictions des témoignages et lance une campagne de presse en faveur de Regnault, analysant toutes les incohérences de l'accusation une à une, avec autant de précision, de verve et de rigueur que Voltaire dans l'affaire Calas.

Comme le rappelle Jean-Denis Bredin dans la préface du livre :

- «A l'époque on préférait un innocent condamné à un coupable acquitté ! C'est un temps où les tribunaux sont encombrés, où les condamnations ne cessent de se multiplier, un temps où la peur domine.»

À travers cette affaire et cette période particulière, c'est donc le droit, pour chaque personne, de combattre une décision judiciaire inique que défendait Constant et qui apparaît toujours d'actualité. Comme le dit Jean-Denis Bredin : «de très nombreuses condamnations furent-elles prononcées, en cette époque, et dans beaucoup d'autres, parce que le doute se confond aisément avec la certitude, et qu'il vaudrait mieux, pour une société tranquille, condamner un innocent qu'innocenter un coupable». Il y a de quoi rester perplexe...

Dans un article paru dans la Minerve en mars 1818, Benjamin Constant explique :

-(...)


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