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Jean-Christophe Rufin : ses prédécesseurs sur le 28e fauteuil de l’Académie française

avec Mireille Pastoureau, directeur conservateur de la bibliothèque de l’Institut

Le 12 novembre 2009, Jean-Christophe Rufin a été reçu sous la Coupole au vingt-huitième fauteuil de l’Académie française, occupé précédemment par Henri Troyat. Vingtième titulaire de ce fauteuil, il y fut précédé par des personnalités variées, évoquées ici par Mireille Pastoureau, directeur conservateur de la bibliothèque de l’Institut, qui réunit les bibliothèques des cinq Académies composant l’Institut de France.


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Le texte ici présenté est un résumé du document établi par Mireille Pastoureau. On peut le lire en intégralité, et pour plus de détails et de références, dans le document joint ci-dessous. On peut aussi consulter le site de la bibliothèque www.bibliotheque-institutdefrance.fr


1. Jean-Louis GUEZ de BALZAC (1597-1654). Admis à l'Académie en mars 1634. Conseiller du roi, essayiste. Il représente le modèle de l'éloquence et du goût français à l’époque classique, l'équivalent pour la prose de Malherbe en poésie. Né à Angoulême, il étudia chez les Jésuites de Poitiers puis à Paris et à l'université de Leyde où il fut très proche de Théophile de Viau. De retour à Angoulême, il fit partie de la maison de Louis de Nogaret, archevêque de Toulouse puis cardinal de La Valette, qui en fit son agent à Rome pendant deux ans. En 1624 parurent ses Lettres, qui traitaient de l'actualité mondaine, politique et littéraire dans un style qui souleva l’enthousiasme. Balzac devint en peu de temps la coqueluche des salons littéraires parisiens. Admirateur des orateurs latins, il visait « la perfection du genre sublime » et prônait le style « noble et magnifique », gonflé par l’hyperbole. Il fut surnommé « le grand épistolier ». Richelieu voulut le fixer à la Cour en lui accordant une pension et les brevets d’historiographe et de conseiller du roi et lui proposa, ou plutôt lui imposa, de devenir l’un des premiers membres de l’Académie française lors de sa création en 1634. Guez de Balzac était alors définitivement retiré à Balzac, en Angoumois, car son ouvrage Le Prince, paru en 1631, avait fait l’objet d’attaques qu’il jugeait injustes. La fin de sa vie fut pieuse et austère et il ne vint assister qu’à une seule séance de l’Académie, en 1636, au cours de laquelle il lut des fragments de l’une de ses œuvres.
Balzac gardait cependant des relations suivies avec les milieux littéraires parisiens(...)


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