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Michel Haïssaguerre : Les nouveaux espoirs de traitement des troubles graves du rythme cardiaque

Avec Michel Haïssaguerre, Grand Prix Lefoulon-Delalande 2010 décerné à l’Institut de France

Jeune et éminent professeur en cardiologie à Bordeaux, Michel Haïssaguerre s’est spécialisé dans le traitement des arythmies et étudie la mort subite. Il a reçu le 9 juin 2010 le Grand Prix Lefoulon-Delalande 2010 à l’Institut de France, prix récompensant ses nombreux résultats et les espoirs qu’ils suscitent. Il revient au cours de cette émission sur les points fondamentaux de ses recherches et de son souhait de mettre sur pied un Institut de rythmologie et modélisation cardiaque.


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Au départ, Michel Haïssaguerre rêvait d'être archéologue. Avec un détecteur de métaux, il explorait les sous-sols du Pays-Basque. Quelques années plus tard, il s'est intéressé à la psychologie. En début de ses études de médecine, il a l'idée de devenir psychiatre. « Mais au cours de mon cursus d'interne, j'ai effectué un stage en cardiologie et de ryhtmologie ; j'ai été complètement fasciné par les battements du cœur, j'ai découvert la fée électricité ! »

Aujourd'hui, Michel Haïssaguerre est devenu un éminent professeur en cardiologie, récompensé régulièrement pour ses travaux. Il travaille à partir de l’électrophysiologie cardiovasculaire. Cette technologie permet de définir par cartographie l’origine précise et la trajectoire des différentes arythmies.

En revanche, il est plus difficile de faire une éléctrophysiologie sur une personne sujette aux fibrillations. Les fibrillations cardiaques sont beaucoup plus complexes en raison de la multiplicité des foyers ou circuits intervenant dans leur physiopathologie. Ces fibrillations produisent des signaux irréguliers et apparemment chaotiques qui défient leur compréhension en dépit de technologies sophistiquées.

Comme le rappelle Michel Haïssaguerre, on distingue deux types de fibrillations :

- La fibrillation auriculaire
C'est l'équipe du professeur Haïssaguerre qui a découvert l'origine de ce trouble dans les années 1990 : la paroi des veines pulmonaires ! A partir de ces résultats surprenants, Michel Haïssaguerre a ouvert la voie au traitement curatif, « des interventions qui reposent sur l'isolation et l'exclusion des veines pulmonaires par thermo ou cryoablation. Aujourd'hui, la guérison de la fibrillation auriculaire concerne 70% des cas ».


- La fibrillation ventriculaire
Plus grave que la fibrillation auriculaire, on l'appelle aussi « mort subite ». On estime qu'elle touche 50 000 personnes en France par an. Elle provoque une perte de conscience et une mortalité dans 98% des cas.
L'équipe du professeur Haïssaguerre entreprend des études sur la fibrillation ventriculaire entre 2002 et 2006 ; des recherches difficiles à mener en raison du caractère foudroyant de l’arythmie, qui impose une défibrillation immédiate du patient par choc électrique.

Mais(...)


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