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Jésus, l’homme qui était Dieu de Max Gallo

L’historien, de l’Académie française, explique sa démarche à Jacques Paugam

Max Gallo, de l’Académie française, vient de publier Jésus, l’homme qui était Dieu. Il s’entretient ici avec Jacques Paugam, de ce récit dont la perspective centrale n’est pas la question historique, mais la religion en tant que réponse au mystère de l’Amour, de la Vie et de l’Histoire. Il montre un Jésus, non pas souverain mais qui assume sa condition humaine avec humilité. La révolution du christianisme tient à cela, son messie n’est ni puissant ni riche. Max Gallo a-t-il perçu Jésus en historien, en croyant, en pédagogue ? Ecoutez -le !


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Max Gallo, élu à l’Académie française le 31 mai 2007, vient de publier, en cet automne 2010, chez XO, un récit intitulé « Jésus, l’homme qui était Dieu », le livre sans doute le plus personnel de sa fructueuse carrière.
Quand il a pris la décision d'écrire ce livre, sa démarche a-t-elle été d’abord une initiative de croyant ou d’historien ? Ou bien celle d'un pédagogue habitué à ce que des dizaines de milliers de lecteurs lui fassent confiance ?


M.G : La formule « pris cette décision » recouvre une réalité : il y a bien eu une décision, mais qui s’étale sur plusieurs années. Je tournais autour de ce sujet, autour de Jésus en fait. J’y avais pensé quand j’ai écrit trois récits regroupés sous le titre « Les chrétiens » en 2002 (sur Saint Martin, Clovis, Saint Bernard). Je me disais que c’était une tâche qu’il était finalement sage de ne pas entreprendre. Mais j’appartiens à la catégorie des écrivains qui écrivent pour connaître. C'est-à-dire peut-être pour se connaître. Ecrire est un moyen de connaissance. Je me suis rendu compte que ces Evangiles que je lisais au hasard, je ne les connaissais pas bien, je ne les avais jamais appris, je n’avais jamais écrit en les lisant. Au départ, ma décision a été dictée par le souci de relecture, de mise au point pour moi-même. Avec un peu d’inquiétude en me disant « quelle prétention ! On va imaginer que c’est une biographie parmi d’autres». Cela me déplaisait mais néanmoins après avoir lu et relu les Evangiles, et les apocryphes chrétiens, j’ai trouvé la musique de ce livre que je publie aujourd'hui.


J.P. : En posant la question de la divinité de Jésus à travers sa vie, vous posez aussi des questions sur la mort et sur l’amour. C’est l’essentiel de la vie qui est en cause.

M.G : Pour moi la question est toute simple, c’est pour cela que je n’ai jamais été athée même si je ne suis pas un catholique pratiquant, même si je prie chaque jour. Je suis un historien. Je suis un laïc, c'est-à-dire favorable à la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Je ne sais pas si je corresponds au profil habituel de ceux qui écrivent sur Jésus. Je pense à Mauriac dont je cite en exergue un texte que je trouve admirable : «(...)


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