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Marc Fumaroli de l’Académie française : Le siècle des Lumières et la naissance du "néoclassicisme"

à propos de l’exposition L’Antiquité rêvée. Innovations et résistances au XVIIIe siècle

Marc Fumaroli intervient ici sur l’exposition L’Antiquité rêvée. Innovations et résistances au XVIIIe siècle qui se tient au musée du Louvre du 2 décembre 2010 au 14 février 2011. Elle illustre à travers un choix de plus de cent cinquante œuvres majeures, la naissance du mouvement dit « néoclassique ». Ce retour à l’Antique fut principalement inspiré par la découverte et le retentissement des fouilles des cités antiques d’Herculanum et de Pompeï. Elles révélèrent à la fois la peinture antique et son contexte, le décor et le quotidien de la vie urbaine des anciens Romains.


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Dès le premier quart du XVIIIe siècle, les vestiges archéologiques nouvellement exhumés provoquent des débats dans les académies et les cercles intellectuels européens. Tous les domaines artistiques sont gagnés par ce rêve d’une régénération par l’Antique. Marc Fumaroli nous guide dans ces méandres et le foisonnement de cette fertilité créatrice.

Nous suivons ainsi les grandes périodes correspondant aux trois principales sections de l’exposition du musée du Louvre, à savoir :

I – Le RENOUVEAU du goût pour l’Antique 1730-1770

II – RESISTANCES 1760-1790
- Néobaroque – Néomaniérisme – Le Sublime

III – NEOCLASSICISMES 1770-1790

- Avec, dans chaque section, beaucoup de courants et contre-courants.


Un paradoxe apparent : le retour à l’antique au siècle des Lumières

Marc Fumaroli constate (voir son essai dans le catalogue de l’exposition) ce formidable paradoxe : « Le siècle des Lumières, ce siècle de la critique, du progrès et des révolutions, le premier siècle de l’Europe moderne, le XVIIIe siècle, fut le théâtre d’un retour à l’Antique universel. De Pétersbourg à Naples, de Londres à Stockholm, l’architecture, la sculpture, la peinture, le mobilier, prennent en Europe un air de famille gréco-romain. »
« Ce paradoxal tête-à-queue, du passé devenant le présent et le futur, on l’a nommé après coup « néoclassicisme », pour le distinguer du classicisme du Grand Siècle français et de celui de la Renaissance italienne, qui s’étaient targués tous deux, par leur propre retour à l’Antique, d’arracher l’Europe et la France à la grossièreté des arts et à la brutalité des mœurs. Ces alternances de ténèbres et de lumières, de déclin et de renouveau, qui ont rythmé l’histoire de l’Europe latine depuis la fin de l’Empire romain, ont toutes eu en commun, jusqu’au XVIIIe siècle, de se définir par rapport à l’Antique, forme et norme d’autorité, d’autonomie, de grandeur, de vigueur. »
«(...)


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