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Haendel : Le Messie par Gilles Cantagrel

Texte d’une conférence donnée au Théâtre du Châtelet à Paris

En parallèle de la représentation du Messie de Haendel dans l’orchestration de Mozart au Théâtre du Châtelet en mars 2011, Canal Académie vous propose de lire ici le texte d’une communication publique du musicologue Gilles Cantagrel lors du colloque organisé par le philosophe Benoît Chantre, Figures du Messie , dans les salons du théâtre du Châtelet le 15 mars 2011.


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L’œuvre la plus célèbre de Haendel n’est pas pour autant bien connue du grand public. On en a retenu le fameux Alléluia. Sa genèse, sa création, sa diffusion, sa célébrité tissent une très belle histoire, bien peu ordinaire. Et qui jette une lumière fascinante sur la personnalité du musicien.


Rappel biographique


Musicien saxon qui a fait ses débuts à Hambourg avant de passer par l’Italie, Haendel se fixe à Londres en 1710. Il a vingt-cinq ans. Et là, très rapidement, ce conquérant-né va se faire admirer de toute la noblesse, auprès du duc de Chandos et très tôt de la famille royale – il est vrai

que le roi George Ier, ancien électeur de Hanovre, est un compatriote allemand. Au palais St-James, Haendel enseigne la musique aux jeunes princesses, filles de la très aimée et très vénérée reine Caroline, l’épouse du futur George II, elle-même allemande du Brandebourg et fidèle protectrice du musicien.


Sitôt établi à Londres, les succès se suivent pour Haendel, qui compose hymnes, musiques de fêtes, sonates, concertos, oratorios et opéras. C’est que depuis la mort de Purcell quinze ans plus tôt, aucun compositeur n’avait repris le flambeau de l’opéra et surtout de l’oratorio. En 1719, il prend la direction de l’Académie royale de musique en 1719. Là, il va tenter d’acclimater à Londres l’opéra italien, et en langue italienne, tel qu’il l’avait admiré et pratiqué à Rome et à Naples, à Florence et à Venise. Entrepreneur privé, il fait venir et paye à prix d’or les plus célèbres chanteurs de l’époque, le castrato Senesino, et les plus célèbres prime donne, la Cuzzoni, la Bordoni. On ne parle que de lui dans la presse, il est l’un des hommes les plus en vue de la plus grande ville du monde - un million d’habitants. Mais la greffe ne prendra jamais. Le public finit par se lasser, les abonnés désertent. Après de multiples et douloureuses péripéties, il se trouve au bord de la faillite et au comble du désespoir.


La crise de 1736-1737


Il est alors atteint de paralysie, retourne en Allemagne pour se soigner et se ressourcer, revient guéri à Londres en novembre. Mort de sa protectrice, la reine Caroline.
En 1738, il fait représenter Faramondo, puis Serse. Lui-même annonce qu’il renonce à l’opéra. Il y aura encore l’opéra ultime, Deidamia en 1741. Il compose et publie les 6 Concertos pour orgue op.(...)


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