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Maurice Druon, un monstre sacré

Evocation de l’auteur du Chant des partisans et de sa forte personnalité par Pierre Nora, invité d’Axel Maugey

Il y a deux ans, le 14 avril 2009, Maurice Druon nous quittait. Pour évoquer la mémoire du Secrétaire perpétuel de l’Académie française, ardent défenseur de notre langue et de notre culture, Axel Maugey a invité l’académicien Pierre Nora, heureux de rappeler le rayonnement de celui pour qui « Tout était intense, notamment l’amitié ».


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Né le 23 avril 1918 à Paris, Maurice Druon s’est éteint le 14 avril 2009, toujours à Paris, ville qu’il chérissait. Pierre Nora insiste sur le fait que sa mort a eu un retentissement national. Il se souvient de l’avoir vu pour la première fois quand il avait trente ans, au lendemain de son Prix Goncourt : il explosait d’une joie physique et d’une vitalité conquérante, sauvage et solaire. C’était un lion.



Le Chant des partisans

Pour l’académicien qui comptait parmi ses amis, si Maurice Druon, personnage flamboyant, est assuré de rester dans l’Histoire et dans la mémoire des Français, c’est pour le « Chant des partisans ». Le « Chant des partisans » s’inscrit dans un moment décisif et très particulier du rapport difficile de De Gaulle avec la Résistance d’un côté et les Alliés de l’autre.

Maurice Druon et l'Académie

Pierre Nora n’hésite pas à dire, en laissant de côté son œuvre littéraire mondialement connue et son activité politique plus controversée, que c’est ici même, à l’Académie, où il a siégé quarante-trois ans – soit près de la moitié de son existence – que Maurice Druon, doyen d’élection, a donné le meilleur de lui-même. Il s’est identifié à l’Institution. Tout le portait à cette fonction qu’il a scrupuleusement exercée pendant quinze ans : son autorité naturelle, sa passion des mots et de la langue classique, son sens aigu de la qualité des individus, son goût du faste et de la représentation, son respect pour le rituel et la tradition. Les discours et travaux académiques qui, dans l’annuaire, ne comportent en général pour chaque académicien, comme le souligne Pierre Nora, que quelques lignes, couvrent, pour Maurice Druon, quatre pages, soit quatre-vingts interventions, hommages, rapports, discours. Un record absolu.

Chacun de nous, déclare encore Pierre Nora, a son histoire heureuse ou malheureuse par rapport à Maurice Druon. La sienne a ceci de particulier qu’elle a commencé plutôt mal pour finir plus que bien, par ce qu’il qualifie lui-même, en dédicace de ses mémoires, d’intense amitié. C’est un des miracles de l’Académie de permettre, à un âge où elles deviennent si rares et difficiles, ces amitiés aussi précieuses(...)


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