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Bernard Meunier, la chimie au service de la pharmacologie

Membre de l’Académie des sciences

Chimiste, Bernard Meunier s’est tourné petit à petit vers la pharmacologie. Il travaille avec ses équipes à l’élaboration de nouveaux traitements pour lutter contre le paludisme, la bilharziose mais aussi les maladies neurodégénératives. Il revient au cours cette émission sur son parcours, son ascension au CNRS et nous livre son point de vue sur la pharmacovigilance en France.


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Parmi les personnes qui ont marqué le début de la carrière de Bernard Meunier, on retrouve Robert Corriu [ [Robert Corriu est membre de l'Académie des sciences p[- et Hugh Felkin ; deux chimistes de renom. Il suit le premier à l’université de Montpellier en 1969 et rencontre le second comme membre du jury de sa thèse de 3e cycle. « Hugh Felkin était connu pour avoir une pensée assez aiguisée, parfois acerbe. Si lui vous résistiez, vous pouviez résister au monde entier ! » s’amuse Bernard Meunier.

Au départ, Bernard Meunier se destine à la recherche en chimie organométallique, mais au fil de ses rencontres et de sa curiosité pour les disciplines sœurs, il s’oriente vers la chimie de l’oxydation notamment dans le domaine de la biologie. Deux autres personnalités du monde scientifique vont faire pencher la balance :
Il croise tout d’abord le chemin du célèbre pharmacologue Pierre Potier au laboratoire de chimie des substances naturelles du CNRS à Gif-sur-Yvette. « Il développait un nouveau anticancéreux, la Navelbine® (qui deviendra) le Taxotère ». Une autre rencontre est décisive, celle de Claude Paoleti à Toulouse en 1979 : « Il était directeur du laboratoire de pharmacologie et toxicologie fondamentale. Moi j’étais sur le même campus, mais au laboratoire de chimie et de coordination. Chose assez rare, il a réussi à me faire travailler pendant 5 ans dans les deux laboratoires et je signais mes publications scientifiques avec une double adresse sans aucun problème ».

Bye bye la chimie organo-métallique, bonjour la chimie de l’oxydation ! Bernard Meunier se tourne vers la chimie biologique et thérapeutique.

C’est à cette même époque que Bernard Meunier entre au CNRS. Au départ stagiaire de recherche en 1973 il gravit petit à petit tous les échelons jusqu’à devenir Président du CNRS en 2004.
« J’ai la panoplie complète de tous les grades ! » s’exclame-t-il.
Pourtant, avec la prise de fonction suprême, c’est « la solitude du pouvoir » qui s’installe :(...)


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