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Le libéralisme en crise ? Ses démons et ses vertus...

Michel Guénaire plaide pour un retour à l’esprit initial du libéralisme, encore faut-il le connaître !

Le libéralisme semblait avoir triomphé depuis les années 1990 et la chute du mur de Berlin. Mais une sorte de corruption interne, un déchaînement de libéralisme économique sans vertu, sans conscience collective, sans responsabilité, ne serait-il pas en train de prendre le pas sur l’esprit d’un libéralisme raisonnable ? C’est là que le bât blesse pensent les libéraux – comme Michel Guénaire, l’invité de Damien Le Guay. Plaidant sur une meilleure connaissance du libéralisme et de sa composante morale. Mais de quelle morale s’agit-il ?


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Dans son livre Les deux libéralismes, Michel Guénaire, avocat et spécialiste du libéralisme, nous offre une approche historique de cette idée – avec, de surcroit, trois cent pages d’anthologie d’auteurs libéraux. Le libéralisme est devenu notre monde commun et aussi, avec ses excès, ce que nous détestons – et qui prend pour nom « l’ultra-libéralisme »). S’il faut comprendre le libéralisme et, comme le souhaite Michel Guénaire, le sauver de lui-même, de ses démons, encore faut-il le connaître. Le connaître pour mieux le ressaisir.

Toute la difficulté tient à l’ajustement, au mieux, des trois éléments du libéralisme :
- l’individu avec le risque d’individualisme ;
- la liberté avec le risque de sortie hors de la communauté ;
- l’exaltation de l’intérêt individuel au risque de se retourner contre l’intérêt général.

Comment le libéralisme doit tenir ensemble ces éléments ?

Michel Guénaire dans ce livre (et les textes cités) insiste beaucoup sur la composante « morale » du libéralisme. « Le projet des libéraux » dit-il « fut d’organiser une société centrée sur les individus et naturellement sur les droits de ces derniers. Il s’est agit de penser une société des individus autonomes du pouvoir de l’Etat. Ce projet était la moitié de leur entreprise. La seconde moitié était de nourrir l’exercice des droits des individus par une certaine correction morale » Il est clair, ajoute-il, que « le libéralisme est une morale ». Quelle est donc cette morale ? Est-elle une résultante des actions individuelles ou une éducation morale ?


Michel Guénaire nous explique ici comment le libéralisme a « dégénéré » en une exaltation du marché pour lui seul, de l’argent pour lui seul, de la cupidité sans responsabilité sociale. Tout se joue autour de l’école dite de Chicago (Milton Friedman – prix Nobel d’économie en 1976) et des massifs mouvements de dérégulations opérées avec Ronald Reagan et Margaret Thatcher.

Mais l’essentiel n’est plus là. Il(...)


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