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Le Japon et Nagasaki par Pierre Loti et Claude Farrère, de l’Académie française

Extraits de leurs romans respectifs Madame Chrysanthème et La Bataille

Cette émission vous propose de découvrir deux talents, deux styles, deux manières de décrire le même pays, le Japon, et tout particulièrement Nagasaki, seule ville ouverte aux occidentaux à l’époque, en comparant des extraits de Madame Chrysanthème de Pierre Loti et de La Bataille, de Claude Farrère, tous deux membres de l’Académie française.


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Lorsque Madame Chrysanthème de Pierre Loti est publié en 1887, l'écrivain ne siège pas encore à l'Académie française, où il sera élu quatre ans plus tard en 1891. Mais il est déjà un auteur connu, notamment grâce à ses romans : Aziyadé, mon frère Yves, et Pêcheurs d'Islande.

Pierre Loti arrive à Nagasaki, seule ville du Japon ouverte aux étrangers, le 9 juillet 1885 sur le cuirassé la Triomphante (qui faisait partie de l'escadre d'Extrême Orient, placée sous l'autorité de l'amiral Courbet, décédé peu avant). Loti va y rester 36 jours (jusqu'au 12 août). Dans la dédicace qu'il adresse à la duchesse de Richelieu, il présente son roman : «C'est le journal d'un été de ma vie, auquel je n'ai rien changé, pas même les dates, je trouve que, quand on "arrange" les choses, on les "dérange" toujours beaucoup. Bien que le rôle le plus long soit en apparence à madame Chrysanthème, il est bien certain que les trois principaux personnages sont Moi, le Japon et l'Effet que ce pays m'a produit.»

Lorsque La Bataille est publié en 1909, Claude Farrère, lui, qui était de 26 ans plus jeune que Pierre Loti, est loin d'être élu à l'Académie française, puisqu'il n'y siègera qu'en 1935. Les deux hommes se connaissent puisque Farrère a embarqué en 1903 sur Le Vautour, à Constantinople, sous les ordres du capitaine de frégate Viaud, qui n'est autre que Pierre Loti. Son ouvrage La Bataille n'est pas véritablement un roman car la fiction n'y tient guère de place, mais plutôt un essai, une histoire d'un épisode, entre avril et mai 1905, de la guerre russo-japonaise. Claude Farrère, nettement pro-japonais, écrit dans sa préface : «Je n'ai jamais parlé que de ce que j'avais vu, vu de mes yeux. Et j'ai en outre contrôlé chacun de mes souvenirs par des témoignages compétents... Mes dialogues chinois et japonais, enfin, ne sont guère autre chose qu'une mosaïque de textes anciens ou modernes, littéraires ou populaires, tous bien authentiques». Et lui aussi ne peut visiter du Japon que Nagasaki.

Les deux ouvrages abordent des thèmes largement différents : (...)


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