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Profession : Paléoanthropologue au Museum national d’Histoire naturelle

Rencontre avec Antoine Balzeau spécialiste des os du crâne

Comment étaient les hommes du passé ? C’est à cette question qu’Antoine Balzeau, paléoanthropologue au Museum national d’Histoire naturelle, tente de répondre en étudiant les crânes, plus ou moins complets, des hommes préhistoriques. Clément Moutiez vous propose de découvrir cette profession où tomber sur un os est plutôt une bonne nouvelle.


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Chercheur au CNRS et au Muséum national d’Histoire naturelle (au sein du service d’histoire naturelle de l’homme préhistorique), Antoine Balzeau s'intéresse en particulier aux caractéristiques des crânes fossiles qui lui passent entre les mains. Par ce biais, il étudie l'évolution humaine et essaye de comprendre les changements anatomiques qui se sont opérés.

A l'intérieur du crâne

Titulaire d'un thèse d'anthropologie, il n'est pas un homme de surface et préfère s'engouffrer "à l'intérieur" du crâne, mais le temps où il lui fallait glisser un oeil «par les orbites, par les cassures d'un fossile souvent délicat à manipuler», est révolu. Désormais, grâce à l'acquisition en 2011 de la plateforme AST-RX par le Muséum national d'histoire naturelle, Antoine Balzeau dispose d'un outil «qui est capable de numériser des choses toutes petites, de l’ordre du millimètre avec une résolution dans certains cas inférieure à un micron, jusqu’à des espèces qui peuvent faire 60, 70 cm et peser plusieurs dizaines de kilos.» Un jeune manchot, un petit foraminifère invisible à l’œil nu, ou encore une météorite très dense, livrent alors tous leurs secrets une fois installés sur la plateforme AST-RX. «L’imagerie ouvre d’autres portes et nous permet même de voir des choses cachées dans les structures osseuses, les bulles d’air à l’intérieur, l’épaisseur du crâne qui est composé de plusieurs couches, ou encore l’intérieur des dents, des caractères en plus qu’on peut observer, qu’on ne connaissait pas avant », précise le paléoanthropologue devenu co-responsable scientifique du scanner. Une fois disposé au centre de la machine, un crâne fossile réapparaîtra sur les écrans en un vrai volume 3D radiographique dont on pourra obtenir des coupes virtuelles. De plus, les différences de densité sont soulignées par des changements de couleurs, ce qui permet «d'observer et reconstruire en 3 D des structures cachées comme les pépins ou les graines à l’intérieur d’un fruit, les sinus à l’intérieur d’un crâne.»(...)


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