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Enseignement : retour vers le futur

avec Bernard Bourgeois, philosophe, de l’Académie des sciences morales et politiques

Bernard Bourgeois, de l’Institut, est professeur émérite à l’université Paris-I Sorbonne. Grand spécialiste de Hégel, il mène un combat pour une école de qualité, déplorant le laxisme et le pédagogisme.


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Alors que le ministre de l'Education nationale, Gilles de Robien, vient de réhabiliter la méthode syllabique d'apprentissage de la lecture, Canal Académie fait un tour d'horizon des grands dossiers éducatifs de la rentrée, à la lumière de l'expérience de Bernard Bourgeois.

Ni passéiste, ni avant-gardiste, quoique parfois désabusé, ce professeur émérite de philosophie (Paris-I Sorbonne) mène depuis trente ans un combat pour une école de qualité et contre les dérives du « pédagogisme, perversion de la pédagogie ». A ses yeux, enseigner n'est ni une technique ni une science mais un art qui préfère le pragmatisme à l'idéologie, et s'abreuve aux sources de l'autorité, de la curiosité et de ... l'amitié.

Bernard Bourgeois ne s'oppose pas à la démocratisation du savoir, telle que celle-ci devait nécessairement advenir après-guerre. Seulement, il estime que cette ambitieuse politique aurait pu réussir si « toute la logique infantilisante du pédagogisme triomphant n'avait pas abouti à l'implosion programmée de la formation universitaire ».

Pour Bourgeois, il aurait fallu assouplir l'autorité dans les cours d'école mais la maintenir dans les salles de classe. C'est malheureusement, regrette-t-il, l'inverse qui s'est produit : laxisme dans l'enseignement et durcissement des rapports dans le milieu scolaire. Sur toutes ces questions, Bourgeois fait montre de discernement et de sens du terrain. Le philosophe resitue ainsi dans l'histoire la controverse sur les méthodes de lecture - qui remonte au XVIIIe siècle. Moderne, il est plutôt favorable à l'enseignement de l'anglais dès le primaire, pour peu que le français ne soit pas « saccagé » ou encore il voit d'un bon œil l'arrivée de l'ordinateur en cours, si l'écran n'est pas au service du ludique mais si, par des exercices, il développe l'inventivité d'une jeunesse dont la spontanéité et l'ouverture au monde représentent une indéniable richesse.



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