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Articles

Journées d'étude « Guerre et armée » - Partie 2

Journées d’étude « Guerre et armée » - Partie 2

organisées par Jean Baechler et Bernard Boëne

lundi 3 août 2015

Journées d'étude « Guerre et armée » - Partie 1

Journées d’étude « Guerre et armée » - Partie 1

organisées par Jean Baechler et Bernard Boëne

lundi 3 août 2015

Fin de vie et directives anticipées : examen critique des débats parlementaires actuels

Fin de vie et directives anticipées : examen critique des débats parlementaires actuels


vendredi 24 juillet 2015

Qu'est-ce que l'humain ?

Qu’est-ce que l’humain ?

Entretien avec Jean Baechler, membre de l’Académie des sciences morales et politiques

vendredi 6 mars 2015

L'institut et la mémoire de la Grande Guerre

L’institut et la mémoire de la Grande Guerre

Entretien avec Georges-Henry Soutou, membre de l’Académie des sciences morales et politiques

vendredi 19 décembre 2014

Et si nous devenions « modérément modernes » ?

Et si nous devenions « modérément modernes » ?

Entretien avec Rémi Brague, de l’Académie des sciences morales et politiques, à propos de son ouvrage « Modérément moderne »
Et si nous passions la modernité au crible de l’esprit critique qu’elle prétend promouvoir en toutes circonstances ? Et si nous sortions de l’état de sidération qu’elle provoque chez nombre de nos contemporains ? C’est ce qu’a fait le philosophe Rémi Brague en recourant notamment aux pensées antiques et médiévales dont il est l’un des meilleurs connaisseurs. Il ne s’agit pas là d’un simple exercice d’érudition mais d’une démarche salutaire. Son enjeu ? Découvrir des antidotes à la crise morale que traversent nos sociétés, malades d’un « excès de modernité ».

vendredi 19 septembre 2014

L'identité de l'Europe

L’identité de l’Europe

Entretien avec Chantal Delsol, professeur de philosophie, membre de l’Académie des sciences morales et politiques.
« À trop sacrifier à un esprit critique qui faisait, avec son originalité, sa légitimité, l’Europe est victime de ses propres démons. Après avoir cru être tout, et pour cela se détestant elle-même, elle croit maintenant n’être rien », écrivait Chantal Delsol en introduction d’un ouvrage collectif consacré à l’identité de l’Europe, publié voici quelques années. Dans l’entretien inédit qu’elle a accordé à Canal Académie, elle revient sur cette étrange propension au déni de soi qui caractérise le Vieux Continent à l’aube d’un siècle où, en revanche, d’autres civilisations se redécouvrent et s’affirment. Et si, pour relever les défis de la mondialisation, l’Europe devait se réconcilier avec elle-même ?

mercredi 10 septembre 2014

« L'économie vue par un entrepreneur »

« L’économie vue par un entrepreneur »

Communication de M. Yvon Gattaz, ancien patron de Radiall et ancien président du CNPF, devant l’Académie des sciences morales et politiques, le 7 juillet 2014.
C’est donc en tant qu’entrepreneur, « ce microéconomiste de terrain », que l’orateur s’est attaché à « déceler la zone de compatibilité entre théories macro-économiques et la pratique du terrain ou micro-économie. » Retenant la définition de Schumpeter présentant l’entrepreneur comme « celui qui est capable de transformer une idée en une innovation réussie », il a indiqué que si « les économistes privilégient la réflexion, les entrepreneurs privilégient l’intuition et l’action », toutes deux orientées vers le client et la commande et, de ce fait, nécessairement confrontées « au mur granitique des réalités ». Sur le terrain des réalités, il a rappelé l’importance de l’industrie et l’aveuglement irresponsable des chantres de l’ère postindustrielle pour qui la France pouvait sans regret abandonner sa production industrielle à des pays émergents et ne garder que les seuls services. Enfin il s’est interrogé sur une curieuse spécificité française : « Pourquoi en Allemagne et aux États-Unis, l’entrepreneur est-il considéré comme un "premier de cordée" prenant tous les risques et méritant l’estime générale, alors qu’en France sa réussite éventuelle est rarement admirée mais plus souvent jalousée, voire dénigrée ? »

vendredi 18 juillet 2014

Jules Ferry, ou la tradition républicaine

Jules Ferry, ou la tradition républicaine

Entretien avec Mona Ozouf, historienne, lauréate 2013 du Prix de la Fondation Édouard Bonnefous.
Avant d’être un incontournable symbole de la République, fondateur de l’école "gratuite, laïque et obligatoire", Jules Ferry fut l’un des hommes les plus détestés de son temps. Ses adversaires condamnent son entreprise coloniale qui détournerait la France de la reconquête de l’Alsace-Lorraine. Ses lois scolaires sont accusées de diviser les Français et de substituer une religion "républicaine" au catholicisme. Dans “Jules Ferry. La liberté et la tradition”, Mona Ozouf, lauréate 2013 du Prix de la Fondation Édouard Bonnefous pour l’ensemble de son œuvre, démontre que Jules Ferry s’efforça pourtant d’unifier les Français par-delà leurs clivages : "Son œuvre, dit-elle, comme législateur et comme penseur de la République, continue à tisser nos vies".

vendredi 18 juillet 2014

« Le droit, entre morale et économie »

« Le droit, entre morale et économie »

Communication de Dominique Terré, chargée de recherche au CERSES, devant l’Académie des sciences morales et politiques, le 7 juillet 2014.
L’oratrice a notamment démontré que les 3 termes du titre de sa communication ne se présentaient nullement sous la forme statique d’un triptyque, mais au contraire dans un rapport dynamique, « la morale, force de la liberté, et l’économie, force de la nécessité » exerçant respectivement sur le droit une tension, alors que celui-ci « connaît une très grande expansion liée à une forte poussée éthique qui vient comme compenser l’instrumentalisation dont il est l’objet dans le cadre compétitif de la mondialisation et du marché. »

vendredi 11 juillet 2014

« Le droit, entre morale et économie »

« Le droit, entre morale et économie »

Communication de Dominique Terré, chargée de recherche au CERSES, devant l’Académie des sciences morales et politiques, le 7 juillet 2014.
L’oratrice a notamment démontré que les 3 termes du titre de sa communication ne se présentaient nullement sous la forme statique d’un triptyque, mais au contraire dans un rapport dynamique, « la morale, force de la liberté, et l’économie, force de la nécessité » exerçant respectivement sur le droit une tension, alors que celui-ci « connaît une très grande expansion liée à une forte poussée éthique qui vient comme compenser l’instrumentalisation dont il est l’objet dans le cadre compétitif de la mondialisation et du marché. »

vendredi 11 juillet 2014

"Histoire et politique"

"Histoire et politique"

"Histoire et politique" Communication de M. Jean Tulard, membre de l’Académie des sciences morales et politiques lors de la séance du 2 juin 2014
"L’historien ne se trompe jamais ou du moins rarement ; l’homme politique se trompe souvent, en tout cas parfois. C’est la différence entre l’histoire, une science exacte, et la politique, un art incertain, […] L’historien ne se trompe pas car il est le prophète du passé. Il décrit les événements d’hier. […] Le politique, lui, fait l’histoire, se trouve confronté au présent et doit prévoir l’avenir. Quelle voie choisir ? S’il se trompe, outre les conséquences d’une mauvaise décision, l’erreur sera relevée par l’historien et transmise par ses soins à la postérité. Le politique peut-il l’accepter ?" a expliqué l’historien. Et de poursuive, comme en réponse à cette interrogation, en estimant que "le fait nouveau de la fin du XXe siècle, c’est la loi par laquelle le politique impose sa vérité à l’historien." Un constat que ce spécialiste de Napoléon a, outre les "lois mémorielles", étayé par "le bicentenaire de la naissance de Napoléon en 1969 [qui] se passe dans un relatif consensus, le parti communiste citant Marx qui voyait en Napoléon le destructeur de la féodalité", alors qu’il n’en est plus de même aujourd’hui, avec "le refus officiel en 2005 de célébrer Austerlitz, la disparition des programmes d’histoire… La raison ? Bonaparte a rétabli l’esclavage en 1802."

mercredi 11 juin 2014

“Histoire et politique”

“Histoire et politique”

Communication de M. Jean Tulard, membre de l’Académie des sciences morales et politiques lors de la séance du 2 juin 2014
« L’historien ne se trompe jamais ou du moins rarement ; l’homme politique se trompe souvent, en tout cas parfois. C’est la différence entre l’histoire, une science exacte, et la politique, un art incertain, […] L’historien ne se trompe pas car il est le prophète du passé. Il décrit les événements d’hier. […] Le politique, lui, fait l’histoire, se trouve confronté au présent et doit prévoir l’avenir. Quelle voie choisir ? S’il se trompe, outre les conséquences d’une mauvaise décision, l’erreur sera relevée par l’historien et transmise par ses soins à la postérité. Le politique peut-il l’accepter ? » a expliqué l’historien. Et de poursuive, comme en réponse à cette interrogation, en estimant que « le fait nouveau de la fin du XXe siècle, c’est la loi par laquelle le politique impose sa vérité à l’historien. » Un constat que ce spécialiste de Napoléon a, outre les « lois mémorielles », étayé par « le bicentenaire de la naissance de Napoléon en 1969 [qui] se passe dans un relatif consensus, le parti communiste citant Marx qui voyait en Napoléon le destructeur de la féodalité », alors qu’il n’en est plus de même aujourd’hui, avec « le refus officiel en 2005 de célébrer Austerlitz, la disparition des programmes d’histoire… La raison ? Bonaparte a rétabli l’esclavage en 1802. »

mercredi 11 juin 2014

Fondations de l'Institut de France : un engagement ancien au service de nouveaux défis

Fondations de l’Institut de France : un engagement ancien au service de nouveaux défis

Entretien avec Gabriel de Broglie, chancelier de l’Institut de France
À l’occasion de la cérémonie de remise des Grands prix des fondations de l’Institut de France, le chancelier a précisé que ces distinctions n’avaient pas seulement une visée honorifique, mais également une vocation opérationnelle. Il s’agit en effet de récompenser et soutenir des hommes et des femmes qui, chacun dans leur domaine, contribuent par leur action à l’intérêt général et au bien commun.

vendredi 6 juin 2014

La politique monétaire : portée et limites

La politique monétaire : portée et limites

Dans les années 1980 et 1990 la politique monétaire a eu comme rôle principal de maintenir la stabilité des prix, un objectif principalement atteint dans un contexte économique favorable. Or, comme l’explique dans cette nouvelle chronique, Jacques de Larosière, ancien gouverneur de la Banque de France et membre de l’Académie des sciences morales et politiques, avec le temps ce rôle est devenu bien différent : stabiliser le système financier et lui permettre de traverser des crises très graves, comme celle de 2007-2008. Parmi les instruments de la politique monétaire, la maîtrise de l’inflation a primé sur le contrôle du crédit ce qui n’a pas été sans conséquence.

mardi 27 mai 2014

“La géographie, science morale et politique”

“La géographie, science morale et politique”

Communication de Jean-Robert Pitte, membre de l’Académie des sciences morales et politiques, lors de la séance du 19 mai 2014.
Géographe, l’orateur a retracé l’évolution et l’histoire de sa discipline avant de s’employer à définir le domaine de compétence de la géographie et à en montrer l’utilité. « La géographie, a-t-il expliqué, s’intéresse à l’espace et au territoire qui sont des aspects fondamentaux de la réalité terrestre. Elle étudie les localisations, les répartitions et les frontières qui limitent les objets naturels et les artefacts, les êtres, les idées et les représentations quels qu’ils soient. L’ensemble est mobile dans le temps. La géographie est la seule à répondre à la question : pourquoi ici et non là ? » La géographie a donc vocation à servir la cité et à éclairer les choix collectifs, notamment aujourd’hui, alors que « l’humanité dispose d’une capacité de plus en plus grande à utiliser à son service le règne minéral, végétal et animal ». En effet, « seules les connaissances géographiques permettent de transformer la terre de manière harmonieuse et de la conduire de manière aussi durable que possible, bien que ce concept de durabilité, si ressassé aujourd’hui, soit plus que contestable. À mesure que la géographie se construit, elle met de plus en plus en doute la détermination des actions humaines par l’environnement. Elle ne nie pas l’influence de celui-ci, mais elle observe le déploiement d’imagination des sociétés au cours de leur histoire pour le connaître, le maîtriser, en tirer profit, le transformer parfois radicalement. » Des remarques qui dessinent une vision équilibrée du rôle de cette discipline. En effet, si « les géographes ne croient pas aux prophéties autoréalisatrices et millénaristes fondées sur la désespérance , » ils savent en revanche que « l’ignorance en général et, particulièrement l’ignorance géographique, est une arme de destruction massive ».

mardi 27 mai 2014

“La géographie, science morale et politique”

“La géographie, science morale et politique”

Communication de Jean-Robert Pitte, membre de l’Académie des sciences morales et politiques, lors de la séance du 19 mai 2014.
Géographe, l’orateur a retracé l’évolution et l’histoire de sa discipline avant de s’employer à définir le domaine de compétence de la géographie et à en montrer l’utilité. « La géographie, a-t-il expliqué, s’intéresse à l’espace et au territoire qui sont des aspects fondamentaux de la réalité terrestre. Elle étudie les localisations, les répartitions et les frontières qui limitent les objets naturels et les artefacts, les êtres, les idées et les représentations quels qu’ils soient. L’ensemble est mobile dans le temps. La géographie est la seule à répondre à la question : pourquoi ici et non là ? » La géographie a donc vocation à servir la cité et à éclairer les choix collectifs, notamment aujourd’hui, alors que « l’humanité dispose d’une capacité de plus en plus grande à utiliser à son service le règne minéral, végétal et animal ». En effet, « seules les connaissances géographiques permettent de transformer la terre de manière harmonieuse et de la conduire de manière aussi durable que possible, bien que ce concept de durabilité, si ressassé aujourd’hui, soit plus que contestable. À mesure que la géographie se construit, elle met de plus en plus en doute la détermination des actions humaines par l’environnement. Elle ne nie pas l’influence de celui-ci, mais elle observe le déploiement d’imagination des sociétés au cours de leur histoire pour le connaître, le maîtriser, en tirer profit, le transformer parfois radicalement. » Des remarques qui dessinent une vision équilibrée du rôle de cette discipline. En effet, si « les géographes ne croient pas aux prophéties autoréalisatrices et millénaristes fondées sur la désespérance , » ils savent en revanche que « l’ignorance en général et, particulièrement l’ignorance géographique, est une arme de destruction massive ».

mardi 27 mai 2014

« Tableau raisonné des sciences morales et politiques »

« Tableau raisonné des sciences morales et politiques »

Communication de Jean Baechler en séance de l’Académie des sciences morales et politiques, le 12 mai 2014.
L’orateur est parti du constat d’un « pullulement des sciences anthropologiques dont la justification n’apparaît pas au premier regard : histoire, philosophie, sociologie, ethnologie, archéologie, psychologie, suicidologie, politologie, polémologie, économie politique, démographie, ludologie, philologie, criminologie, linguistique, science cognitive, science de la communication, de l’éducation, de l’alimentation, sinologie, indologie, égyptologie, etc. ». Faut-il alors établir un tableau raisonné des sciences anthropologiques ? Ce n’est pas l’avis de Jean Baechler qui a démontré, d’une part, que philosophie, histoire et sociologie constituent le socle premier des sciences de l’humain et, d’autre part, que « l’humain s’inscrit dans un espace à 4 dimensions : biologique, culturelle, anthropique (indispensable à la transition du virtuel à l’actuel) et psychique (qui procure à l’anthropique les ressources indispensables à l’effectuation anthropique. Il s’agit de la sensibilité appuyant la volonté éclairée par l’intelligence). » Une approche qui « condamne tout réductionnisme et tout dualisme » et souligne que « chaque dimension peut et doit devenir objet d’enquête scientifique ».

lundi 19 mai 2014

Cérémonie d'installation de Mario Monti à l'Académie des sciences morales et politiques

Cérémonie d’installation de Mario Monti à l’Académie des sciences morales et politiques

Le 3 décembre 2012, l’ancien président du Conseil italien et sénateur à vie Mario Monti a été élu au fauteuil VIII des membres associés étrangers de l’Académie, fauteuil notamment occupé précédemment par trois illustres Italiens, Pasquale Villari, Antonio Salandra, et Ugo Papi. Le discours d’installation du « professore », économiste renommé qui siégea longtemps à la Commission européenne, a été prononcé par Thierry de Montbrial, président de l’Ifri et membre de l’Institut.

vendredi 9 mai 2014

“Sur la recherche en psychiatrie”

“Sur la recherche en psychiatrie”

Communication de Mme Anne Fagot-Largeault, psychiatre, professeur au Collège de France et membre de l’Académie des sciences.
Dans cette communication, prononcée en séance de l’Académie des sciences morales et politiques, Anne Fagot-Largeault a brossé une vaste fresque historique de l’essor de la psychiatrie. Elle a notamment identifié identifié quatre étapes de « la psychiatrie sur la voie de la science ». À l’époque de Freud s’établit une tension entre deux modèles psychiatriques : le modèle objectiviste, organique qui voit dans des lésions cérébrales la cause des troubles, et le modèle fonctionnel qui voit cette même cause dans des phénomènes psychiques. Après la seconde guerre mondiale, entre 1949 et 1959, la découverte inattendue des médicaments psychiatriques donne naissance à la psychiatrie biologique. Celle-ci reste cependant « minoritaire à côté de la psychiatrie humaniste, anthropologique, qui procède par études de cas en recourant au vocabulaire de la phénoménologie ». Dans la seconde partie du XXe siècle se produit, selon les termes de l’oratrice, une « dérive », tout d’abord avec l’abandon du modèle asilaire, puis avec l’avènement de l’anti-psychiatrie qui voit dans la maladie une pure construction sociale. Après ces excès se dessinent toutefois dans les années 1980 les prodromes d’une démarche véritablement scientifique de la psychiatrie.

jeudi 24 avril 2014

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