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Séance solennelle de l’Académie française 2005

Rentrée solennelle sous la Coupole
Retransmission de la séance de rentrée du jeudi 1er décembre 2005 présidée par M. René de Obaldia.


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Référence : cou009
Adresse directe du fichier MP3 : http://www.canalacademie.com/emissions/cou009.mp3
Adresse de cet article : http://www.canalacademie.com/ida182-Seance-solennelle-de-l-Academie-francaise-2005.html
Date de mise en ligne : 1er janvier 2005

Canal Académie vous propose d’écouter la Séance solennelle de rentrée de l’Académie française sous la Coupole qui a eu lieu le 1er décembre 2005.

- Monsieur René de Obadlia ouvre cette séance annuelle de rentrée 2005.
- Monsieur Frédéric Vitoux, Directeur en exercice, lit le palmarès des prix littéraires décernés par l’Académie française.
- Madame Hélène Carrère d’Encausse, Secrétaire Perpétuel de l’Académie française, évoque les œuvres majeures de Corneille
- Monsieur René de Obaldia prononce le traditionnel discours sur la vertu.

A propos de René de Obaldia

René de Obaldia
René de Obaldia
de l’Académie française

Né le 22 octobre 1918 à Hong-Kong d’un père panaméen (José Clemente de Obaldia), alors consul du Panama dans cette ancienne colonie britannique, et d’une mère française (Madeleine Peuvrel).

Élevé en France dès son plus jeune âge. Études au lycée Condorcet. Mobilisé en 1940, quand survient la Seconde Guerre mondiale. Fait prisonnier, il est envoyé dans un camp, le Stalag VIII C en Pologne (Silésie). Rapatrié comme grand malade au Val-de-Grâce en 1944.

Il collaborera à de nombreuses revues littéraires avant de publier, en 1952, Les Richesses naturelles, suite de "récits éclairs" dont la singularité attire sur lui l’attention de la critique.

Secrétaire général au Centre culturel international de Royaumont de 1952 à 1954. Puis, après un court passage comme directeur littéraire aux Éditions Pierre Horay, Obaldia publie son premier roman Tamerlan des cœurs (1956) avec une introduction de Jean Cassou (à la réédition dans le Livre de poche 10-18 - Édition Christian Bourgois - Maurice Nadeau en écrira la postface). Suivront deux récits : Fugue à Waterloo et La Passion d’Émile (1956, Grand prix de l’Humour noir) et un second roman, Le Centenaire, « épopée de la mémoire » (1960, prix Combat).

C’est peu après que commence sa carrière dramatique grâce à Jean Vilar, qui donne au T.N.P. Génousie, « comédie onirique ». Beaucoup d’autres pièces parmi lesquelles Sept Impromptus à loisir, Le Général inconnu, Monsieur Klebs et Rozalie, Du vent dans les branches de sassafras (où Michel Simon fit une rentrée fracassante), La Baby-sitter, Les Bons Bourgeois, assureront à Obaldia une audience internationale.

De nombreux prix ont couronné la carrière de René de Obaldia. Parmi ceux-ci :
- Prix de la Critique dramatique pour Génousie (1960),
- Grand prix du disque de l’Académie Charles Cros, Éditions Ades - Textes dits par Madeleine Renaud et Michel Bouquet (1978),
- Grand prix du théâtre de l’Académie française (1985),
- Grand prix de la poésie de la SACEM pour Les Innocentines (1988),
- Grand prix de la Société des auteurs dramatiques (1989),— Grand prix de la littérature décerné par la Ville de Paris (1991),
- Prix du Pen Club français (1992),
- Molière d’honneur et Molière du meilleur auteur (1993),
- Prix Marcel Proust et prix Novembre pour son livre de mémoires : Exobiographie (1993),
- Prix de la langue de France (1996).

Médaille éditée par la Monnaie de Paris à son effigie (1997).

Élu à l’Académie française le 24 juin 1999, au fauteuil de Julien Green (22e fauteuil).

Œuvres radiophoniques

- 1962 Le Damné (Prix Italia)
- 1964 Les Larmes de l’aveugle
- 1967 Urbi et Orbi
- 1971 Le Banquet des méduses
- 1977 Grasse matinée
- 1980 L’Obscur Procès de monsieur Ménard

A propos de Frédéric Vitoux

Frédéric Vitoux
Frédéric Vitoux
de l’Académie française

Frédéric Vitoux est né le 19 août 1944 à Vitry-aux-Loges (Loiret).

Études secondaires à l’école Massillon, puis au lycée Charlemagne à Paris. Inscrit en classe de mathématiques supérieures au lycée Charlemagne après son bac, il préfère préparer le concours d’entrée à l’IDHEC (Institut des hautes études cinématographiques) puis s’orienter vers des études littéraires : licence de lettres à la Sorbonne puis doctorat de 3e cycle, en 1968, avec une thèse consacrée à Louis-Ferdinand Céline - cette même thèse qui, sous une forme remaniée, paraît chez Gallimard au printemps 1973, dans la collection "Les Essais", sous le titre Louis-Ferdinand Céline, Misère et parole.

Parallèlement à ses études, il écrit régulièrement dans la revue de cinéma Positif à partir de 1966.

En septembre 1973 paraît chez Gallimard son premier roman Cartes postales qui lui vaut la voix de Raymond Queneau au prix Goncourt et, quelques mois plus tard, le prix des Quatre Jurys.

En 1974, il collabore au tout nouveau Quotidien de Paris comme critique littéraire, puis, quatre ans plus tard, rejoint l’équipe rédactionnelle du Nouvel Observateur comme critique littéraire, puis critique cinématographique, et bientôt chroniqueur littéraire spécialisé dans le domaine étranger.

Il a travaillé dans l’édition comme conseiller littéraire aux éditions Stock dans les années 1970, puis au comité de lecture des éditions Calmann-Lévy jusqu’au début des années 1990.

Depuis 1973, a publié régulièrement des romans, en particulier :
- Sérénissime (1990), prix Valery-Larbaud,
- Charles et Camille (1992), Grand prix du roman de la Ville de Paris,
- La Comédie de Terracina (1994), Grand prix du roman de l’Académie française.

Mais aussi des essais :
- une étude biographique sur Rossini,
- un ouvrage sur Venise
- et plusieurs livres consacrés à Céline, notamment Bébert le Chat de Louis-Ferdinand Céline (1976) et La Vie de Céline (1988), bourse Goncourt de la biographie, prix Femina-Vacaresco et prix de la critique de l’Académie française.

Frédéric Vitoux a également écrit le scénario et les dialogues d’une très libre adaptation de Sans Famille d’Hector Malot, diffusée sur la chaîne de télévision France 2 en décembre 2000, et le scénario d’une non moins libre adaptation de Robinson Crusoé, toujours pour France 2, deux ans plus tard.

Élu à l’Académie française le 13 décembre 2001, au fauteuil de Jacques Laurent (15e fauteuil).

A propos d’Hélène Carrère d’Encausse

Hélène Carrère d’Encausse
Hélène Carrère d’Encausse
Secrétaire Perpétuel de l’Académie française

Elue en 1990 au fauteuil 14 précédemment occupé par Jean Mistler, Hélène Carrère d’Encausse est historien et Secrétaire perpétuel de l’Académie française depuis le 21 octobre 1999.

Née à Paris dans une famille que l’esprit cosmopolite et la révolution russe ont de longue date dispersée à travers l’Europe. Compte parmi ses ancêtres de grands serviteurs de l’Empire, des contestataires du même Empire, le président de l’Académie des sciences sous Catherine II et trois régicides. Cette hérédité la prédisposait naturellement à l’étude de l’histoire et de la science politique qu’elle a enseignées à la Sorbonne avant de transférer sa chaire professorale - l’esprit nomade de la famille aidant - à l’Institut d’études politiques de Paris.

Professeur invité dans de nombreuses universités étrangères, en Amérique du Nord et au Japon surtout, elle est docteur honoris causa de l’université de Montréal et de l’université de Louvain. Président de Radio Sorbonne-Radio France de 1984 à 1987, membre de la Commission des sages pour la réforme du Code de la nationalité en 1986-1987. Durant l’année 1992, occupa le poste de conseiller auprès de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, participant ainsi à l’élaboration d’une politique d’assistance à la démocratisation des anciens États communistes. Élue au Parlement européen en juin 1994, elle est vice-président de la commission des Affaires étrangères et de la Défense ; vice-président de la commission des Archives diplomatiques françaises ; elle a présidé la Commission des Sciences de l’homme au Centre national du livre de 1993 à 1996. Nommée en 1998 membre du Conseil national pour un nouveau développement des sciences humaines et sociales. En 2004, présidente du conseil scientifique de l’Observatoire statistique de l’immigration et de l’intégration.

Elle a reçu :
- le prix Aujourd’hui pour L’Empire éclaté en 1978,
- le prix Louise Weiss en 1987,
- le prix Comenius en 1992 pour l’ensemble de son œuvre
- et le prix des Ambassadeurs en 1997, pour Nicolas II.

- Elle est membre associé de l’Académie royale de Belgique.






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