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La tuberculose dans la littérature

par Pierre-Jean Rémy de l’Académie française

Georges Simenon, Thomas Mann et Roland Cailleux ont un point commun : avoir fait de la tuberculose le personnage principal de plusieurs de leurs romans. Lecture détaillée par l’académicien Pierre-Jean Rémy, dans le cadre de la journée du livre de l’Académie nationale de médecine en septembre 2008.


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La tuberculose est la maladie la plus évoquée en littérature.
Autrefois soignée dans les sanatoriums, par des cures de soleil et de plein air, elle a été réduite par les antibiotiques dans les années 1950.

Pierre-Jean Rémy, de l’Académie française, nous éclaire sur la description et la mise en scène de cette maladie dans la littérature, au regard de trois ouvrages :


Le long cours de Georges Simenon (paru en 1936)

L’auteur a souvent évoqué la tuberculose dans ses ouvrages.
Georges Simenon est très connu pour Maigret mais il écrivit quantité de « romans durs » comme il les appelait lui-même ; des romans policiers certes, mais traitant aussi de la solitude, de l’exil et des voyages de l’auteur en Amérique latine et en Afrique.

Tous les personnages de Simenon atteints par la tuberculose sont des personnages secondaires sauf Jeff, personnage principal du Long cours. La tuberculose vue par Simenon entraîne une fin inéluctable : la mort ou la « disparition ». Les personnages s’effacent littéralement.

Exemple avec le roman En cas de malheur (dont un film sera tourné avec Brigitte Bardot et Jean Gabin) : le fils d’un avocat est envoyé en Suisse et « disparaît ».
De même dans Les sœurs Lacroix où le mari « disparaît en Suisse ».
Dans Le petit saint, histoire d’un petit garçon qui devient peintre dans le quartier Mouffetard avant la guerre de 1914, sa petite sœur tousse, et disparaît… Elle a la tuberculose.

Le long cours raconte l'histoire de la fuite d'un couple dont le jeune-homme est tuberculeux. Jeff parvient à sauver sa compagne du choléra, mais ne réchappe pas de la tuberculose. Un long passage est consacré à son agonie.
Comme pour les ouvrages cités précédemment, Georges Simenon développe la notion de fatalité, de la maladie qui monte en puissance et qui vous rattrape malgré la(...)


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