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La littérature comparée : Qu’est-ce-que la Littérature générale et comparée ? (1/11)

Le comparatiste Pierre Brunel invite Sylvain Menant : première émission d’une série animée par Anne Jouffroy

Le comparatiste Pierre Brunel ouvre sa série sur la Littérature comparée avec Sylvain Menant, son invité pour cette première émission. Les « parallèles littéraires » ne sont pas nouveaux, certes. Mais la « littérature générale et comparée », qui étudie les échanges littéraires internationaux, leurs sources, leurs motifs, leurs influences réciproques, ne devint une discipline universitaire qu’au XIXe siècle. Quel est l’historique de la Littérature comparée ? Pourquoi cette dénomination ? Quels en furent les initiateurs, les théoriciens ?


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Le point de vue de la comparaison au XIXe siècle

À la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle, on se mit à tout comparer. Ce fut une mode - pour ne pas dire une manie ! (ouvrages de comparaisons scientifiques, morales, etc.)
Un seul exemple : L’Essai sur les Révolutions de Chateaubriand a failli s’appeler Histoire des Révolutions comparées.
Tout au long du XIXe siècle, dans l’enseignement supérieur français, on parlait de « littérature étrangère », au singulier ou, parfois, au pluriel (1830 : première chaire de « Littérature étrangère » à la Sorbonne). Le changement de dénomination officielle se produisit en France au début du XXe siècle (1925 : première chaire de « Littérature comparée » à la Sorbonne). Etiemble (1909-2002), grand connaisseur des langues orientales, introduisit la réflexion sur la nouvelle appellation dans les années 1960-1970 : « Littérature générale et comparée ». Un de ses nombreux ouvrages participa à cette nouvelle dénomination : Essais de Littérature (vraiment ) générale, (1974).

Claude Fauriel, un père fondateur

Claude Fauriel (1772-1844), de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, est considéré par les comparatistes comme véritablement le fondateur, en tant qu’universitaire, de leur discipline.
Fauriel, prêtre avant 1789, fut un ardent révolutionnaire. Après la Révolution il eut des fonctions officielles puis se trouva titulaire en 1830 de la première chaire de Littérature étrangère.
Parmi ses assistants comparatistes, deux d’entre eux eurent une carrière universitaire remarquable : Philarète Chasles (1798-1873) et Fréderic Ozanam (1813-1853), figure emblématique des littératures étrangères.
Philarète Chasles, fut bibliothécaire à la Bibliothèque Mazarine de 1837 à 1873 et professeur au Collège de France. Il permit au public français de mieux connaître la littérature britannique. (...)


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